Laurent Richer est impliqué depuis longtemps dans le développement des modes alternatifs de règlement des conflits (MARC) en droit administratif.
Au plan de la théorie, il a créé et assuré pendant dix ans un enseignement sur ce sujet dans le diplôme de troisième cycle « Contentieux de droit public » et publié une étude sur « Les modes alternatifs et le droit administratif » (AJDA 1997. 3).
Dans la pratique, il a participé à une dizaine de procédures de règlement amiable, prévues par des contrats de concession ou de partenariat (procédure généralement dites de « conciliation », alors que les textes récents mentionnent la médiation, sans que cela entraîne de différence sensible).
Il a été tantôt conseil d’une des parties devant un conciliateur unique ou une commission, tantôt membre d’une commission de conciliation tripartite, tantôt président d’une telle commission.
À l’issue de ces procédures, les parties ont, dans presque tous les cas, réglé leur litige sur la base de l’avis des conciliateurs.
L’intérêt de ce type de procédure est d’abord sa rapidité : dès le départ, un calendrier de procédure adapté aux circonstances est fixé, qui peut faire l’objet d’un protocole.
Ensuite, grâce à sa souplesse de fonctionnement, la conciliation-médiation permet d’aboutir à des propositions considérées comme légitimes par les parties.
Ainsi, dans le cas de commission tripartite, les membres de la commission de conciliation doivent accomplir leur mission avec impartialité, en dépit de la désignation de deux des membres par le parties. Cela ne fait toutefois pas obstacle à ce que ces membres restent en contact avec les parties au cours de la procédure. Il revient au président de veiller à la transparence de ces contacts et de rechercher, autant que possible, un consensus sur les solutions préconisées. Une certaine place peut être faite à l’équité, mais l’avis doit être fondé en droit, ce à quoi doit veiller le président.
Une autre procédure alternative est l’arbitrage.
En ce domaine l’expérience de Laurent Richer est celle d’un expert juridique (expert witness) dans des arbitrages relatifs à des contrats internationaux (concession de câble sous-marin , concession de ligne ferroviaire, concession de mine d’or). Il est, en effet, fréquent que de telles contrats renvoient au droit français. Dans ce cas, les parties demandent à des experts juridiques d’éclairer la juridiction arbitrale sur le contenu de ce droit, que chacune des parties s’efforce de présenter dans un sens favorable à sa position.